domenica 15 aprile 2018

STORIE per tutto aprile

La mostra STORIE prosegue alla Libreria Giannino Stoppani di Bologna, fino al 30 aprile. Presto nel blog un ricco post sull'ultimo, ricchissimo mese.

venerdì 16 marzo 2018

Meetings at Bologna Children's Book Fair 2018


Quest'anno a Bologna, tra gli appuntamenti e gli eventi che si svolgeranno dentro e fuori la Fiera del libro per ragazzi, due sono quelli che mi riguardano. 

Il primo in fiera, la mattina di martedì 27 marzo al Survival Corner del MiMaster (dalle 12.30) dove terrò una Masterclass accompagnata da Ivan Canu e Grazia Gotti. Qui il nutrito programma di tutti gli appuntamenti.

Il secondo appuntamento sarà in città, nella stessa serata del martedì, alla storica libreria Giannino Stoppani. Inaugureremo una mia personale, e il sodalizio decennale con Didier Lévy e le Edizioni Sarbacane. In mostra (e fino al 30 aprile) una selezione di originali, alcuni inediti, tratti dai miei albi e, per la prima volta, i carnet di studi preparatori, appunti e schizzi di alcuni dei miei libri. Vi aspetto!

Cette année à Bologne, parmi les rendez-vous et les événements de la Foire du livre jeunesse, deux d'entre eux me concernent.

Le premier à la foire, dans la matinée de mardi 27 mars au Survival Corner du MiMaster (12h30) où je parlerai de mon travail avec Ivan Canu et Grazia Gotti. Ici le riche programme des rendez-vous.

Le deuxième rendez-vous en ville, le soir du même jour, à la librairie Giannino Stoppani pour le vernissage d'une expo personnelle centrée sur ma collaboration avec Didier Lévy et les Editions Sarbacane. L'exposition présente une selection d'originaux tirés de mes albums, des inédits et, pour la première fois, les carnets d'études, notes et croquis de mes livres. Jusqu'au 30 avril. Au plaisir de vous y voir!

mercoledì 7 marzo 2018

MiMaster speech


Intervento al MiMaster ieri, intorno all'autoproduzione, con un focus particolare sulle tirature limitate e il libro d'artista. Abbiamo parlato di quelle forme di espressione personale che nutrono la propria identità d'illustratore (e non solo) e che diventano terreno di gioco, sfida e palestra per chi vuole cimentarsi con tutti gli aspetti della produzione di un libro e i suoi derivati. L'autoproduzione quindi come esperienza completa e arricchente, per mettersi alla prova e capire i meccanismi creativi e pratici di una forma alternativa di libro, parallela a quella più corrente, con metodi di stampa, materiali e tirature differenti.

Hier intervention au MiMaster de Milan autour de la production indépendante, avec un focus sur les tirages limités et le livre d'artiste. Nous avons parlé de toutes ces formes d'expréssion personnelle qui nourrissent notre identité (non seulement d'illustrateur) et qui deviennet terrain de jeu, de défi et d'aprentissage pour tous ceux qui veulent s'essayer à la prodution d'un livre et de ses dérivés. L'autoproduction donc en tant qu'expérience complète et enrichissante, qui nous met à l'épreuve et nous fait mieux comprendre le precessus créatif et pratique d'une forme alternative et parallèle à la production de livres plus courante, aux systhèmes d'impréssion, matérieux et tirages diffèrents.

domenica 4 marzo 2018

Due passeggiate/ Deux promenades


C'è molto di Stendhal nel nuovo albo e presentarlo proprio a Roma e proprio nella libreria a lui dedicata, mi pare quasi un eccesso di fortuna e di coerenza... Ecco in qualche immagine il mio piccolo viaggio nella Città Eterna, la mia "Promenade dans Rome" (en compagnie de la Louve, aggiungerei).

Il y a beaucoup de Stendhal dans le nouvel album et le présenter à Rome, dans la librairie qui lui est dédiée me paraît presque un excès de fortune et de cohérence... Voici en quelques images mon petit voyage dans la Ville Eternelle, ma "Promenade dans Rome" (en compagnie de la Louve, j'ajouterais).


A quella passeggiata dopo qualche giorno, a Milano, ne è seguita un'altra straordinariamente simile e decisamente diversa. Il nuovo libro d'artista è stato infatti presentato in Brera, alla Libreria galleria Demetra. Anche in questo libro chi accompagna è un inglese (là Richard Deakin, qui William Blake) e un animale (là una lupa, qui una tigre), in una passeggiata (là attraverso la città, qui attraverso la giungla). In entrambe attraverso una domanda, un mistero. Ecco le immagini di questa seconda "promenade".

Après qualques jours, à Milan, une autre promenade a suivi, extrêmement proche et tout à fait différente. Le nouveau livre d'artiste a été présenté à Brera, à la Librerie galerie Demetra. Même dans ce livre qui accompagne est un anglais (là c'était Richard Deakin, ici William Blake) et un animal (là une louve ici un tigre) dans une promenade (là bas à travers la ville, ici à travers la jungle). Dans les deux cas, à travers une question, un mystère. Voilà les images de cette deuxième "promenade".

lunedì 26 febbraio 2018

Tyger, lettura e presentazione

Tyger, il libro d'artista realizzato con le Edizioni del Buon Tempo di Lucio Passerini, verrà presentato a Milano il 28 febbraio, alla Galleria Demetra, nel quartiere di Brera. 
La serata svelerà gli antefatti e i dietro le quinte di un libro nato in due anni di scambi e lavoro. La lettura del poema di William Blake, a cura di James Bradburn, chiuderà questo momento di condivisione e passione per i "meravigliosi contenitori del pensiero e oggetti magici" (i libri) rubando l'espressione del fondatore della galleria Andrea Oriolo. Pensiero al quale aderiamo completamente.


Tyger, le livre d'artiste realisé avec les Edizioni del Buon Tempo di Lucio Passerini, sera presenté à Milan le 28 février, à la Galerie Demetra, dans le quartier de Brera.

La soirée jetera un regard derrière les coulisses d'un livre nait en deux ans d'échanges et travail. La lecture du poème de William Blake, faite par James Bradburne, cloturera ce moment de partage et passion pour les "merveilleux conteneurs de la pensée et objets magiques" (les livres) selon le fondateur de la galerie Andrea Oriolo. Pensée qu'on partage tout à fait.

lunedì 19 febbraio 2018

La louve et l'anglais à Rome



La louve et l'anglais sera presenté à Rome samedi 24 février à la Librairie Stendhal, place St.Luigi dei francesi. Rendez-vous avec les enfants à partir de 16h30 pour une lecture et un goûter. Suivra une séance dédicaces et, à partir de 18h30, le vernissage de l'expo avec les planches originales du livre. L'expo sera visible jusqu'au 6 mars. Je vous attends!

La louve et l'anglais verrà presentato a Roma sabato 24 febbraio alla libreria Stendhal, in piazza San Luigi dei francesi. Appuntamento con i bambini dalle 16.30 per la lettura del libro e la merenda. A seguire dedicherò l'albo e, dalle 18.30, si aprirà la mostra con le illustrazioni originali del libro. L'esposizione sarà visibile fino al 6 marzo. Vi aspetto!

lunedì 5 febbraio 2018

Le Gâteau de paix


Le Gâteau de paix est un album sorti en 2004 aux Editions Sarbacane. Mon deuxième livre avec cet éditeur et en collaboration avec Didier Lévy, qui a signé ici un autre merveilleux texte.
Le Gâteau de paix è un albo uscito nel 2004 con le edizioni Sarbacane. Il mio secondo libro con questo editore e in collaborazione con Didier Lévy, che ha firmato qui un altro testo meraviglioso.


Quatorze ans c'est beaucoup pour un album, surtout si l'on pense -hélas- à ce phenomène actuel de l'obsolescence, programmée ou non, de tout ce qui est crée (non seulement objet mais aussi activité humaine, de son agrément et sa popularité).

Quattordici anni è molto per un albo, soprattutto se si pensa –ahimé- al fenomeno attuale dell’obsolescenza, programmata o no, di tutto ciò che è creato (non solo oggetto ma anche attività umana, del suo consenso e popolarità).
 

Mais Le Gâteau de paix reste et s'affirme par sa grande actualité. Des thèmes traités celui qui est le plus évident est bien sur celui de la guerre. Guerre insensée entre voisins, proches. Guerre qui considère même les enfants, puisque de "l'autre côté de la frontière", des ennemis. L'édition coréenne de l'album, ces dernières années, confirme toute l'actualité et universalité de son histoire. Qui pourraient s'éteindre à d'autres thèmes liés à celui de la guerre. Les réfugiés, par exemple. Sujet délicat et gênant, qui déclenche notre peur panique et notre égoïsme au lieu de notre solidarité...

Ma il Gâteau de paix rimane e si conferma per la sua grande attualità. Dei temi trattati, il più evidente è naturalmente quello della guerra. Guerra senza senso tra vicini, simili. Guerra che considera anche i bambini, poiché dell’”altra parte della frontiera” dei nemici. L’edizione coreana dell’albo, in questi ultimi anni, conferma tutta l’attualità e universalità della sua storia. Che potrebbero estendersi ad altri temi legati a quello della guerra. I rifugiati, per esempio. Soggetto delicato e fastidioso, che scatena la nostra paura panica e il nostro egoismo anziché la nostra solidarietà…
  

Cependant dans ce livre il y a un autre thème très fort, développé avec grande simplicité, je dirais comme une évidence. C'est le féminin non stéréotypé. Et à ce propos c'est avec un immense plaisir que j'ai découvert la mise en avant de l'album par l'Association Lab-elle. 
 
Tuttavia in questo libro c’è un altro tema molto forte, sviluppato con grande semplicità, direi come un’evidenza. E’ il femminile non stereotipato. E a questo proposito è con immenso piacere che ho scoperto della valorizzazione dell’albo da parte dell’Associazione Lab-elle.

Née en 2006 en Suisse romande, l'Association Lab-Elle a mené une étude très approfondie sur l'égalité de deux sexes dans les albums jeunesse contemporains. Le résultat frappant de cette enquête est le manque du côté du féminin dans les albums pour enfants: les héroïnes sont nettement moins nombreuses que les héros; les personnages féminins sont très stéréotypés ou peu valorisés. Et quand ils sont mis en valeur c'est souvent à travers des activités masculines. Les stéréotypes de genre sont très renforcés et, paradoxalement, plus que dans la réalité elle même. Je vous renvoie au site de l'Association Lab-Elle pour l'analyse complète et très intéressante de cette étude, étayé par des études dans le milieu universitaire.

Nata nel 2006 nella Svizzera romanza, l’Associazione Lab-Elle ha portato avanti uno studio molto approfondito sull’uguaglianza dei due sessi negli albi contemporanei per ragazzi. Il risultato sorprendente di questa indagine è la mancanza della parte femminile negli albi per bambini: le eroine sono nettamente meno numerose rispetto agli eroi; i personaggi femminili sono molto stereotipati o poco valorizzati. E quando lo sono, è spesso attraverso delle attività maschili. Gli stereotipi di genere sono sensibilmente rinforzati e paradossalmente di più che nella realtà stessa. Vi rinvio al sito dell’ Associazione Lab-Elle per l’analisi completa e molto interessante di questo studio, corroborato da studi analoghi in campo universitario. 



L'attribution du label Lab-Elle au Gâteau de paix est particulièrement précieuse pour moi. Je suis très attachée au personnage de Mona, car il sort des rôles cloisonnés, figés et prévisibles qu'on voit si souvent: c'est le féminin valorisé, de plus dans sa diversité d'être humain qui n'accepte pas l'attitude conformiste des autres. C'est à travers cette ouverture à la diversité en générale, à la spécificité de l'apport féminin en particulier, que les enfants (filles et garçons), pourront développer librement leur personnalité et leur potentiels sans être restreints en stéréotypes de gendre.

Il conferimento del marchio Lab-Elle al Gâteau de paix è particolarmente prezioso per me. Sono molto affezionata al personaggio femminile del libro, perché esce dai ruoli a compartimenti fissi, rigidi e prevedibili che si vedono così spesso: è il femminile valorizzato, in più nella sua diversità di essere umano che non accetta l’attitudine conformista degli altri. E’ attraverso questa apertura alla diversità in generale e alla specificità dell’apporto femminile in particolare, che i bambini (femmine e maschi) potranno sviluppare liberamente la loro personalità e i loro potenziali, senza essere confinati in stereotipi di genere.
 

La richesse de cet album m'a permis d'entretenir un dialogue très stimulant avec les enfants pendant ces années, à travers des ateliers divers: sur l'histoire familiale, par exemple, qu'on peut inscrire dans celle générale (l'Histoire avec H majuscule, thème que j'aime particulièrment et qui revient souvent dans mes albums), menée comme une enquète à laquelle participent les autres membres de la famille. Ou un travail d'imagination, qui développe la conscience de soi, de ses atous, ses limites et ses désirs, à traver l'invention d'une recette magique et surprenante comme celle concoctée par Mona et les enfants du livre.

La ricchezza di quest'albo mi ha permesso d'intrattenere nel cosro di questi anni, un dialogo molto stimolante con i bambini, attraverso laboratori differenti. Sulla storia familiare, per esempio, che si può inscrivere in quella generale (la Storia con la S maiuscola, tema che amo particolarmente e ritorna spesso nei miei albi), condotta come un'indagine alla quale partecipano anche gli altri membri della famiglia. Oppure un lavoro d'immaginazione che sviluppa la consapevolezza di se stessi, dei propri atous, dei propri limiti e dei propri desideri, attraverso l'invenzione di una ricetta magica e sorprendente come quella creata dai personaggi del libro.


Des orginaux du Gâteau de paix ainsi que des autres albums réalisés avec Didier Lévy et publiés par les éditions Sarbacane seront bientôt exposés dans une petite rétrospective de mon travail pendant la Foire du livre jeunesse de Bologne. Mais c'est encore tôt pour dévoiler ce mystère... Suivez le blog pour les dates de l'expo et le détail du programme des rencontres.

Alcuni originali del Gâteau de paix e degli altri albi realizzati con Didier Lévy e pubblicati dalle edizioni Sarbacane, saranno esposti in una mia piccola retrospettiva durante la Fiera del libro per ragazzi a Bologna. Ma è ancora troppo presto per svelare questo mistero... Seguite il blog per le date della mostra e i dettagli del programma degli incontri.

lunedì 29 gennaio 2018

La louve et l'anglais- versione italiana


La Louve et l'anglais. Rome 1846. è appena uscito in libreria.
Anche se diverso, è strettamente legato a Franz, Dora, la petite fille et sa poupée (pubblicato nel 2016) e all’ultimo albo uscito L'histoire extraordinaire d'Adam R. (2017). Si potrebbe infatti dire che gli ultimi tre libri realizzati con Didier Lévy, anche se hanno toni, ambientazioni e storie diverse, possiedono tuttavia degli ingredienti comuni, che li strutturano e li connotano: la Storia, i libri, l’amicizia.
I tre libri ci immergono nella vita, o piuttosto in brani di vita, di personaggi realmente esistiti. Che avvenga attraverso un personaggio celebre come Franz Kafka o sconosciuto come Adam Reiner o appena conosciuto come Richard Deakin, i tre albi svelano parti della Storia con la S maiuscola. Storia come materia viva, vicina a noi perché fatta da esseri umani come noi, che soltanto la distanza temporale (e a volte una scuola di mere nozioni) ci ha reso freddi, lontani e astratti.
Certamente l’immaginazione è parte integrante del racconto. Non solo per colmare la mancanza di materiale storico documentato: è attraverso l’immaginazione, delle parole e delle immagini, che si entra in comunicazione col lettore. E’ grazie a lei che si sviluppano, costruendoli, dei sentieri altrimenti sfocati, fragili e inconsistenti. E ancora è l’immaginazione che rende plausibili queste storie, dove l’immaginazione stessa degli uomini raccontati scaturisce come un atto di volontà. Potere sublime, semplice e tenace delle convinzioni e delle passioni, potere dell’immaginazione che permette piccole e grandi scoperte (Deakin), ma che dà anche consolazione, conforto e gioia, malgrado tutto (Adam et Franz).
Il secondo tema comune è l’amore per i libri. Che lo si voglia guardare dal lato di chi scrive o di chi legge, questa passione fonda delle esistenze, le fa sbocciare, le illumina. Cos’è un libro? I limiti concreti dell’oggetto che abbiamo tra le mani sono solo apparenti: fonte di divertimento, di piacere, il libro è anche rifugio, tramite di conoscenza e d’esperienza, di memoria e di sogni, punto di vista, scoperta, casa, scambio,…
Il tema dell’amicizia sorge e si staglia da questo paesaggio. Grandi e meravigliose amicizie, a volte strane o simboliche, che sfidano le differenze e anche la verosimiglianza talmente cara agli adulti. Nella semplicità dell’infanzia (dell’anima) tutto è possibile. Senza dire e spiegare tutto, solo l’apertura all’altro, l’interesse per lo scambio con chi è diverso da noi.
Poi, come lo è stato per gli ultimi due, anche in questo libro più temi si mescolano. Più livelli di lettura si affiancano e si offrono a dei lettori differenti per età, gusti e interessi. Ognuno, bambino o adulto, potrà trovarci piacere e appagamento. Lo si potrà leggere come un’avventura misteriosa e appassionante, un’indagine da compiere, un mistero da svelare. In ogni caso lo si leggerà anche come la storia di una grande passione, quella di un giovane uomo per la scienza dei fiori e delle piante, la botanica. Una passione simile a certe passioni indefettibili che nascono solo nell’infanzia e nella giovinezza, e che compiono il destino di certi uomini (vorremmo dire: di ogni uomo).
Poi ci sono altri temi in secondo piano, più o meno nascosti. Come un fondale ecco il Grand Tour, la fascinazione di tutta l’Europa per l’Italia in generale e la Città Eterna in particolare.
Ci sono i miti atemporali di Roma e della sua nascita, dell’Impero Romano, guardati attraverso l’occhio del Romanticismo. Alcune passeggiate celebri ci sono servite e ci hanno accompagnato in questo viaggio, tra tutte soprattutto quelle di Stendhal. I miei riferimenti sono stati diversi, a volte ingombranti: i paesaggisti romantici stranieri (Ducros, Cozens, Arnout); Piranesi e gli incisori del XVIII secolo, le tavole dello stesso Deakin, ma anche un gran numero di disegni e schizzi fatti sul posto. Volevo la Roma di Shelley e Keats. Da qui numerose passeggiate al Parco di Villa Boghese, silenziose e lunghe visite al Keats-Shelley Memorial House di Piazza di Spagna e al Cimitero acattolico della Piramide Cestia, del quale un’immagine appare nel libro. Insomma: sono stata Deakin e penso di avere restituito il clima di un’epoca a misura di bambino.
C’è anche un altro soggetto nel libro, che mi sta particolarmente a cuore: l’importanza delle rovine. Di quelle che, senza diventare ostaggio del patetismo o sentimentalismo archeologico, testimoniano del passaggio del tempo. Rovine che si lasciano trasformarsi senza paura, amate in quanto materia imperfetta e cangiante, che si mescola alla vita. Rovine che rimangono vive, risparmiate dal restauro metodico, freddo e mortifero. Se ne vedranno in questo libro, raccontate appena prima della loro scomparsa definitiva, imposta dalla Nazione da poco costituita –L’Italia, finalmente- in nome di un progresso che vuole tutto mondare, rendere pulito, ordinato e inoffensivo.
Un lavoro di quasi due anni che vi offro qui in qualche immagine. Certe non compaiono nel libro, soppresse per la coerenza dell’insieme. E degli schizzi, delle prove, dei divertimenti…

Potete scoprire l’albo e gli originali delle tavole negli incontri e nelle esposizioni previsti a partire dal mese prossimo. La prima data in un luogo non si potrebbe più consono: a Roma, alla libreria Stendhal, il 23 e 24 febbraio prossimi (la mostra durerà fino al 6 marzo). Per ritrovare le tracce del nostro eroe Deakin che in questo stesso quartiere (Piazza Navona) ha camminato, riflettuto e accarezzato l’idea di un libro mai composto prima. Tanto più prezioso in quanto testimone di un mondo che di lì a poco sarebbe scomparso.

La louve et l'anglais- version française




La Louve et l'anglais. Rome 1846. vient de sortir.


Bien que différent, il est étroitement lié à Franz, Dora, la petite fille et sa poupée (publié en 2016) et au tout dernier L'histoire extraordinaire d'Adam R.(2017). En effet, on pourrait dire que les trois derniers livres conçus avec Didier Lévy, même s'ils ont des tons, des ambiances et des histoires différents, ils possèdent pourtant des ingrédients en commun, qui les structurent et les connotent: l'Histoire, les livres, l'amitié. 


Les trois livres nous plongent dans la vie ou plutôt des bouts de vie de personnages qui ont réellement existés. Que ça soit à travers un personnage célèbre comme Franz Kafka ou méconnu comme Adam Reiner ou à peine connu comme Richard Deakin, les trois albums nous dévoilent des parties de l'Histoire avec H majuscule. L'Histoire comme matière vivante, proche de nous car faite par des êtres humains comme nous, que seul la distance temporelle (et parfois une école de pures notions) nous a rendus froids, lointains et abstraits.


Certes, l'imagination y est partie prenante. Non seulement pour combler le manque d'informations, de matériel historique documenté. C'est à travers l'imagination, des mots et des images, qu'on entre en communication avec le lecteur. C'est grâce à elle qu'on développe en les bâtissant des sentiers autrement flous, fragiles et inconsistants. Et encore, c'est l'imagination qui rend plausible ces histoires où l'imagination même des hommes racontés surgit, comme un acte de volonté. Pouvoir sublime, simple et tenace des convictions et passions, pouvoir de l'imagination qui permet les petites et grandes découvertes (Deakin), mais aussi qui donne consolation, réconfort et bonheur, malgré tout (Adam et Franz).


Le deuxième thème commun est l'amour pour les livres. Qu'on veuille la regarder du côté de qui écrit ou de qui lit, cette passion fonde des existences, les épanouit, les éclaire. Qu'est-ce qu'un livre? Les limites concrètes de l'objet qu'on a entre les mains sont seulement apparentes: source de loisir, de plaisir, le livre est aussi refuge, passeur de connaissance et d'expériences, de mémoire et de rêves, repaire, point de vue, découverte, maison, échange,... 


Le thème de l'amitié surgit et se détache de ce paysage. Des grandes et merveilleuses amitiés, parfois étranges ou symboliques, qui défient les différences et même la vraisemblance tellement chère aux adultes. Dans la simplicité de l'enfance (de l'âme) tout est possible. Sans tout dire ou tout expliquer si ce n'est l'ouverture à l'autre, l'intérêt à l'échange avec qui est différent de nous.


Comme ce l'était pour les deux derniers, même dans cet album, d'autres thèmes s'entre-mêlent. Plusieurs niveaux de lecture se côtoient et s'offrent à des lecteurs différents, par âge, goût, intérêts. Chacun, enfant ou adulte, y trouvera son bonheur. On pourra le lire comme une aventure mystérieuse et passionnante, une enquête à méner, un mystère à dévoiler. En tous cas on la lira aussi comme l'histoire d'une grande passion, celle d'un jeune homme pour la science des fleurs et des plantes, la botanique. Une passion semblable à certaines passions indéfectibles qui naissent seulement dans l'enfance et la jeunesse, et qui accomplissent les destins de certains hommes (on voudrait dire: de tout homme). 


Puis, il y a des thèmes en arrière plan, plus ou moins cachés. Sous forme de toile de fond, voici le Grand Tour, la fascination de l'Europe toute entière pour l'Italie en générale et la Ville éternelle en particulier.
Il y a les mythes atemporels de Rome et de sa naissance, de l'Empire Romain, regardés à travers l'oeil du Romantisme. Des promenades célèbres nous ont servi et accompagnés dans ce voyage, notamment et surtout celles de Stendhal. Mes références ont été diverses, parfois encombrantes: les paysagistes romantiques étrangers (Ducros, Cozens, Arnout); Piranesi et les gravures du XVIII siècle; les planches de Deakin lui-même, mais aussi bon nombre de dessins et croquis sur place. Je voulais la Rome de Shelley et Keats. D'ici maintes promenades au Parc de la Galerie Borghese, des silencieuses et longues visites au Keats-Shelley Memorial House à Place d'Espagne et au Cimitière acatolique de la Piramide Cestia, dont une image apparaît dans l'album. Bref: j'ai été Deakin lui même et je pense avoir restitué le climat d'une époque, à mesure d'enfant. 

Il y a aussi un autre sujet dans le livre, qui me tient particulièrement à coeur: l'importance des ruines. De celles qui, sans dévenir ôtage du pathétisme ou du sentimentalisme archeologique, témoignent du passage du temps. Ruines qu'on laisse se transformer sans crainte, aimées en tant que matière imparfaite et changeante, qui se mélange à la vie. Ruines qui restent vivantes, épargnées de la restauration méthodique, froide et mortifère. On en verra dans ce livre, racontées juste avant leur disparition définitive. C'est la Nation fraîchement constituée -l'Italie, enfin- qui l'impose, au nom d'un progrès qui veut tout nettoyer, rendre propre, ordonné et inoffensif.


Un travail de presque deux ans dont je vous offre ici quelques images. Certaines n'y apparaîtrent pas dans l'album, supprimées pour suivre la cohérence de l'ensemble. Et des croquis, des essais et des amusements...



Vous pouvez découvrir l'album et les originaux des planches dans les rencontres et les expos prévues à partir du mois prochain. La première dans un lieu on ne pourrait plus pertinent: Rome, Librairie Stendhal, le 23 et 24 février (expo jusqu' au 6 mars). Pour retrouver les traces de notre héros Deakin que dans ce quartier même (Piazza Navona) a déambulé, cogité, caressé l'idée d'un livre jamais composé auparavant. D'autant plus précieux puisque témoin d'un monde qui allait bientôt disparaître.